Dans le style "décadent"
Pour la tradition contre-révolutionnaire, la France a trahi sa mission historique en 1789. La décadence, cause et conséquence de ce désastre, est un thème central de son imaginaire politique. Le motif se répand dans les lettres françaises et s'épanouit dans un courant qui se réclame de Baudelaire. Jean de Palacio, professeur émérite à la Sorbonne, offre, dans La Décadence. Le mot et la chose, une passionnante tentative de cerner la grammaire et les images de ce courant...
Après Ghérasim Luca dont l'univers sensuel planait sur la performance Lecture(s) de bouche(s), c'est Baudelaire qui est au cœur de cette nouvelle aventure artistique. Baudelaire à la fois poète de référence et figure de la rupture moderne, Baudelaire qui en son temps bouleversa les canons du beau pour élargir le champs du poétique au sujet les plus obscurs et introduire une étrangeté inédite dans la langue. Du 22 novembre au 26 novembre 2011 ESPACE KHIASMA 15 rue Chassagnolle 93260 Les Lilas Métro : Porte des Lilas Installation ouverte au public de 15h à 20h – Entrée libre Avec Patrick Fontana, Pierre-Yves Fave et Emeric Aelters
Triste paradoxe; pendant que Robert Laffont gèle les éditions Seghers, au prétexte que la poésie n'est pas un secteur assez rentable, on apprend qu'une édition originale des «Fleurs du mal» (1857), dédicacée par Charles Baudelaire à Narcisse Ancelle, a battu des records ce mardi 1 décembre chez Drouot : elle s'est vendue 775.000 euros. «Le total de la vente de 180 lots de lettres, livres et objets ayant appartenu ou ayant jalonné la vie de Baudelaire a rapporté au total 4.050.000 euros, soit plus du double des estimations». S'est particulièrement distinguée la «lettre du suicide» datée du 30 juin 1845, dans laquelle le futur auteur du «Spleen de Paris» confiait à son conseiller judiciaire et ami Narcisse Ancelle être au bout du rouleau : «elle a atteint 225.000 euros, ce qui constitue également un record d'enchères pour une lettre du poète»...
Exemplaire des "Fleurs du Mal" offert par Baudelaire à son conseil judiciaire Narcisse Ancelle, portant la dédicace : "À N. Ancelle, Témoignage d'amitié. Ch. Baudelaire." Adjugé : 775 000 euros. L'une des plus importantes lettres de la vie de Baudelaire, connue sous le nom de "Lettre du Suicide". Il y dit "Je suis inutile aux autres et dangereux à moi-même", mise aux enchères à 30.000 euros est partie à 225.000 euros, record du monde pour une lettre autographe. La vente totalise 4.050.000 euros...
Les fervents baudelairistes et les collectionneurs se presseront sûrement mardi prochain 1er décembre, dans la salle 9 de l’Hôtel Drouot où Maître Henri Gros livrera aux enchères l’extraordinaire fonds Aupick-Ancelle. Un catalogue consultable sur Internet, abondamment illustré, décrit avec précision les 176 lots qui composent cette vente que l’on peut, d’un point de vue littéraire, qualifier d’historique en raison de son contenu...
Hôtel DROUOT - Salle 9, 9 rue Drouot - 75009 Paris Mardi 01 décembre à 14h00 Une collection exceptionnelle d'objets personnels, documents administratifs, lettres et livres, qui ont appartenu ou ont ponctué la vie de Charles Baudelaire, dont une édition originale des "Fleurs du mal", sera dispersée le 1er décembre à l'Hôtel Drouot à Paris. Une édition originale des "Fleurs du mal" (1857) adressée par Baudelaire à Ancelle, estimée 120.000/150.000 euros. La lettre dite "du suicide" écrite par Baudelaire après une tentative de suicide le 30 juin 1845 - "Je me tue parce que je ne peux plus vivre..." - est quant à elle estimée entre 50.000 et 75.000 euros...
LA FOLIE BAUDELAIRE de Roberto Calasso, traduit de l’italien par Jean-Paul Manganaro
Un livre de Roberto Calasso est comme une forêt, une ville, une immense bibliothèque. On y entre avec désir et crainte – celle d’être englouti. Mais très vite, la crainte disparaît, et le désir trouve à se satisfaire au-delà de toute mesure. Jamais cependant on ne domine le lieu, jamais on ne l’embrasse d’un seul regard. On y circule, séduit, émerveillé. Dès les premières pa...