Au travers d'une sélection d'environ soixante poèmes, "Les Fleurs du Mal" vous sont proposées agrémentées de magnifiques illustrations de Louis Joos. La " beauté pure " des vers baudelairiens trouve un nouvel écho dans la puissance évocatrice du dessin qui les accompagne : aquarelle, encre de chine, pastel, différentes techniques qui traduisent les mots et les rimes, les concepts et le quotidien, l'amour et la haine, le plaisir et le spleen, les anges et les démons, les courtisanes et les femmes-enfants... Ce jeu de " correspondances " (chères au poète), ce miroir visuel est loin d'être le premier, mais il renouvelle d'une force inédite, contemporaine, la tradition des illustrateurs de Baudelaire : Armand Rassenfosse et autres graveurs...
"Les Fleurs du Mal" paraissent en juin 1857 et déchaînent les foudres de la justice. Sont précisément mis en cause six poèmes, parmi les plus sulfureux du recueil, que le procureur impérial Ernest Pinard - déjà en guerre six mois plus tôt contre "Madame Bovary" - tente de faire interdire au nom de la morale publique. Baudelaire est condamné, les poèmes censurés...
Dans le Paris du XIXe siècle, des salons littéraires au hasard de ruelles mal famées, les artistes rêvent de paradis artificiels. Baudelaire, lui, construit son mythe. Mais dans son quotidien miné par la pauvreté et la syphilis comme dans son envol vers la gloire littéraire, Charles n'est jamais seul. Une femme partage sa misère et ses excès, supporte sa jalousie et ses infidélités, endure sa folie et sa maladie. Qui était Jeanne Duval, la mystérieuse " Vénus noire " ? La " mulâtresse " qui a inspiré la majeure partie des "Fleurs du Mal" ? Méprisée par ses contemporains, chargée de tous les maux par la critique littéraire, oubliée enfin, elle demeure une énigme. Ce récit lui restitue sa place dans la vie et dans l'œuvre du poète maudit. Documenté mais romanesque, tour à tour drôle et tragique, "La Maîtresse de Charles Baudelaire" raconte vingt ans d'une relation passionnelle et destructrice.
Qui ne connaît pas "Les Fleurs du mal" ne peut prétendre comprendre la littérature française du XIXe siècle. Les éditions Diane de Selliers proposent une édition illustrée du célèbre recueil, édition enrichie de tableaux de la peinture symboliste et décadente. L'ouvrage, publié à l'occasion du 150e anniversaire de la première édition de l'œuvre, comporte l'intégralité des "Fleurs du mal" (éd. 1861) , augmenté des "'Epaves" (1866) et de l'édition posthume (1868), soit 164 poèmes. 185 reproductions de peintures pleine page de 86 artistes essentiellement de la seconde moitié du XIXe siècle accompagnent l'oeuvre de Baudelaire, parmi lesquels, Félicien Rops, Léon Spilliaert, James Ensor, Jean Delville, Alfred Kubin, Edvard Munch, Odilon Redon et Gustave Moreau, Carlos, Schwabe, Max Klinger, etc...
"Lettres inédites aux siens", de Charles Baudelaire : Baudelaire adolescent
En juin 1838, Baudelaire a 17 ans, il écrit à sa mère : "Je sens venir la vie avec encore plus de peur. Toutes les connaissances qu'il faudra acquérir, tout le mouvement qu'il faudra se donner pour trouver une place vide au milieu du monde, tout cela m'effraie. Enfin je suis fait pour vivre, je ferai de mon mieux ; il me semble ensuite que dans cette science qu'il faut acquérir......