L’interchangeabilité de l’écriture et de la peinture dans l’œuvre de Baudelaire est incontestable. Il existe un transfert entre l’analyse offerte dans ses Salons et l’écriture poétique. Dans « Les Phares », poème que Baudelaire cite dans L’Exposition Universelle de 1855, on est frappé par le caractère interchangeable d’une exégèse qui tient des deux contextes, artistique et poétique, une interaction qui tente parfois à se transformer en une aire d’expression personnelle comme dans « Le désir de peindre » où surgit une conjugaison de la pratique scripturale et de la voix lyrique qui invente le tableau...
Projet de numéro sur l’allégorie (à paraître au printemps 2010) Au début de la Troisième partie de L'Éducation sentimentale, Frédéric contemple le tableau de Pellerin : « Cela représentait la République, ou le Progrès, ou la Civilisation, sous la figure de Jésus-Christ conduisant une locomotive, laquelle traversait une forêt vierge ». Au-delà de la critique satirique de l'humanitairerie de 48, Flaubert pose ici la question de l'allégorie et de la relation de l'image à l'idée. Il pose également la question du regard à porter sur l'œuvre allégorique : comment la voir ? L’interpréter ? Parce qu'elle « représente » et narre, elle n'a pas pour visée le Beau, mais le Sens. Elle ne se contente pas d'être là, elle signifie avant tout...
One-day colloquium to be held at Bangor University Saturday 21 February 2009 Nineteenth-century French poetry has inspired writers and thinkers in a whole range of domains, affecting artistic and theoretical production not just in nineteenth-century France itself, but throughout the twentieth and twenty-first centuries and in countries beyond France. As the poetry of this period is transposed into different modes of thought and form that reach into our own century, a number of key questions arise: - What domains does nineteenth-century French poetry infiltrate and influence? - What does this mean for the status, or ‘life’, of poetry? - What are the extent and modifications of the poetic model? - Why is the influence so far-reaching?
Dans le cadre des deux Journées d’études : « Les anniversaires de Baudelaire » (9 avril et 25 juin 2008). « Les Fleurs du Mal en musique », journée organisée par Pierre Brunel (CRLC-Paris IV), Binod Khakurel et Sébastien Mullier. Mercredi 25 juin 2008. Université Paris IV-Sorbonne, 1 rue Victor Cousin, 75005 Paris. Amphithéâtre Michelet (entrée : rue saint Jacques), 9h15-17h00. Matinée : « Musique de Baudelaire » et Après-midi : Concert.
Journée d'études Centre d'études poétiques à l'ENS de Lyon le 15 mai 2008 Sous la direction de Eric Dayre, avec Eric Bordas (Professeur de stylistique à l'ENS LSH, CERPHI), Eric Dayre (Professeur de Littérature Comparée à l'ENS LSH, CEP), Jorge Fazenda Lourenço (Professeur à l'université catholique de Lisbonne, poète, traducteur de Baudelaire), Jean-Marie Gleize (Professeur de Lettres Modernes à l'ENS LSH, directeur du CEP), Nuno Jùdice (Professeur de Littérature à l'université Nova de Lisbonne, Poète), Antonio Prete (Poète, critique et Professeur de Littérature à l'université de Sienne).
"Lettres inédites aux siens", de Charles Baudelaire : Baudelaire adolescent
En juin 1838, Baudelaire a 17 ans, il écrit à sa mère : "Je sens venir la vie avec encore plus de peur. Toutes les connaissances qu'il faudra acquérir, tout le mouvement qu'il faudra se donner pour trouver une place vide au milieu du monde, tout cela m'effraie. Enfin je suis fait pour vivre, je ferai de mon mieux ; il me semble ensuite que dans cette science qu'il faut acquérir......